Ali Bongo Ondimba monte et créneau et fustige l’attitude de certaines structures syndicales.

À la faveur de son traditionnel discours de présentation de vœux à la nation, le Président de la République Chef de l’État SEM Ali Bongo Ondimba, a très clairement fustigé l’attitude de certaines centrales syndicales qui brillent par une absence totale d’esprit patriotique en cette période hautement sensible de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de COVID-19.

Dans certaines situations, il est manifestement évident que certaines grèves deviennent indécentes, ridicules et complètement déconnectées de la réalité. En temps de crise, il est important de faire abstraction des petits intérêts égoïstes et égocentriques. Il faut penser Gabon d’abord, surtout qu’à l’exploration profonde de plusieurs structures, on constate qu’il s’agit plus d’agissements politiques, c’est le cas par exemple de la Conasysed-Sena et la Fécofi. Verbatim.

« En cette période difficile, où nous devrions toutes et tous faire preuve de solidarité, certains ont cru bon de déclencher des mouvements de grève. C’est le cas notamment dans l’Éducation nationale. Nos élèves, déjà lourdement éprouvés et pénalisés par l’épidémie de la Covid-19, qui ont vu leurs cours suspendus, leurs examens reportés, qui s’inquiètent légitimement pour leur avenir, ces élèves n’ont-ils pas assez souffert ?

Prendre en otage les enfants de ce pays ; nos enfants, nos progénitures, hypothéquer leur futur au nom de je-ne-sais-quel intérêt, c’est véritablement irresponsable et condamnable.

Les régies financières, elles aussi, se sont mises en grève. Une fois de plus, quand bien même, certaines de leurs revendications ont été satisfaites. Or, cette grève n’est pas sans conséquence pour notre économie, déjà fort impactée par la crise sanitaire.

Elle provoque des pertes financières et de graves perturbations dans le fonctionnement de l’Etat. Il devient plus difficile d’assurer les salaires de nos médecins ou de nos enseignants, de régler les pensions de nos retraités, de financer les médicaments pour les Gabonais économiquement faibles. Etc.

Pourquoi rajouter de la difficulté à la difficulté ? La situation n’est-elle pas déjà assez difficile ? Ce sont les fonctionnaires qui sont au service de l’État et non l’État qui est au service des fonctionnaires. Si la grande majorité de nos fonctionnaires sont irréprochables, exemplaires, une minorité d’entre eux à l’évidence, a perdu le sens de l’intérêt général.

J’ose le dire : c’est déplorable et irresponsable. Au moment où je demande à chacun d’entre vous de faire des efforts, une catégorie de notre population, a fortiori des fonctionnaires, ne peut et ne doit se désolidariser du reste de la population et rester en marge, au risque de déstabiliser notre pays. C’est jouer contre son camp, contre son peuple. »

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
0 0 vote
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x