Contrairement aux dires de Mays Mouissi le Gabon a beaucoup avancé depuis 2009.

Répondant au Premier ministre chef du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, Mays Mouissi a fait un exposé en éludant plusieurs réalisations. Même quand on veut avoir l’esprit critique il faut savoir rester objectif.

Ce qui caractérise un grand homme c’est aussi son humilité et son sens du respect de l’autre. Déjà c’est bien de reconnaître que le recours à l’emprunt par un État pour financer ses projets de développement n’est pas une mauvaise chose. Surtout pour un pays comme le Gabon qui reste crédible sur les marchés internationaux, contrairement à certaines allégations folles et mensongères, la situation du Gabon n’est pas alarmante, non le Gabon n’est pas surendetté.

Interrogé par des pharisiens sur la question du paiement de l’impôt, le seigneur Jésus répondit en ces termes : À César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Le bon sens voudrait que l’on puisse rendre à Ali Bongo Ondimba ce qui est à Ali Bongo Ondimba.

Depuis son accession à la magistrature suprême en 2009, force est de constater que le Gabon avance sur plusieurs points, avec d’importantes réalisations comme : La GEOS, les ponts d’Ozouri et de la Banio, la CNAMGS, les CHU, le nouveau système de rémunération, l’amélioration du réseau routier avec près de 1000km de route réalisées, la Zone économique de Nkok, Aéroport de Port-Gentil, la centrale d’Alenakiri, ANINF, ANPI, la société Équatoriale des Mines, le fond souverain du Gabon, l’augmentation des bourses d’études.

Par ailleurs, il y a notre huile de palme qui est aujourd’hui exportée vers le Cameroun et l’Asie, la transformation du bois a fait du Gabon le premier exportateur de placage au niveau Africain et parmi les cinq premiers au niveau mondial. D’ailleurs dans un passé récent, Mays Mouissi avait lui-même déclaré que des milliers d’emplois ont été créés grâce au partenariat avec Olam.

Sur la question de l’employabilité des jeunes, le problème est plus profond. Il y a notamment la problématique de l’inadéquation formations emplois, raison pour laquelle le numéro un Gabonais a décidé de réformer en profondeur notre système éducatif, en mettant un accent particulier sur la formation professionnelle, cela a pour objectif d’orienter les apprenants vers les secteurs porteurs.

Notons que les deux mandats d’Ali Bongo Ondimba n’ont pas été un long fleuve tranquille, plusieurs crises économiques ont frappé le monde ces 11 dernières années à l’instar de la chute du prix du baril de pétrole, et la pandémie de Covid-19 n’arrange pas les choses car elle a fortement fragilisé les économies. Les chiffres avancés par Mays Mouissi en plus de ne pas être les bons sont complètement sortis de leurs contextes.

Par devoir de mémoire, il faut donc reconnaître les efforts fournis par Ali Bongo Ondimba. Comme toute œuvre humaine, il y a des manquements et il est le premier à le reconnaître, mais force est de constater que dans plusieurs domaines le Gabon a avancé.

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