DÉPÉNALISATION DE L’HOMOSEXUALITÉ AU GABON: ALEXANDRE BARRO CHAMBRIER PENSE AVOIR UNE OCCASION DE SORTIR DE L’OMBRE.

Le Premier ministre Chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekale est bien décidé à dépénaliser l’homosexualité au Gabon, en retirant du nouveau code pénal les dispositions y relatives. Nous rappelons que celles-ci y avaient été introduites en 2019, après leur adoption l’année précédente par le seul Sénat, l’assemblée nationale étant alors momentanément suspendue par la cour constitutionnelle, jugeant le mandat en cours anticonstitutionnel.

La tenue des élections couplées législatives et locales dans notre pays, qui se sont finalement tenues en octobre 2018. Le nouveau Code pénal, en son article 402 inclu dans le titre IXV, intitulé : « des agressions sexuelles et atteintes aux moeurs » avait intégré des dispositions d’une loi votée en 2018 par le seul sénat réprimant l’homosexualité.

Aujourd’hui, le gouvernement désire retirer ces dispositions, du nouveau Code pénal, en dépénalisant simplement l’homosexualité. Il est à noter que cette question divise la société gabonaise, très attachée à sa culture Bantou. Le gouvernement devra faire face à une fronde notamment celle des députés de l’opposition.

Sous-assistance respiratoire et plongée dans la pénombre, l’opposition gabonaise y voit un parfait moyen de se refaire une santé politique. À l’instar d’Alexandre Barro Chambrier qui pense revenir au-devant de la scène. Il compte donc mener la fronde de l’opposition sur cette question.

À cet effet, il a instruit l’un des 4 élus que compte son parti d’évoquer la question sur sa page Facebook en l’occurrence l’honorable Edgard Owono Ndong, en demandant une consultation nationale. N’étant pas lui-même député, il a commencé les consultations pour créer un grand bloque de l’opposition au sein de l’assemblée nationale en particulier, et des leaders de l’opposition en général qu’il compte réunifié.

La démarche de Barro Chambrier est simple, il veut se positionner dans la perspective de 2023, et par cette action il compte balayer Jean Ping et éteindre les velléités de Franck Ping. Sauf qu’il y a les démocrates de Guy Nzouba Ndama, qui lui aussi en se rasant se voit déjà à la place de Jean Ping en 2023. Disposant d’une bonne représentativité à l’Assemblée Nationale, il pourrait coiffer au poteau Alexandre Barro Chambrier.

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