Lettre ouverte au Président de la Dynamique Unitaire

Pour commencer mon propos je tenais à vous rappeler que la raison d’exister première de votre mouvement est de militer pour une école digne aux gabonais et aux gabonaises, hors vos agissements relèvent désormais de l’action d’un mouvement politique puisque traitant les sujets portants sur la gestion de la chose publique ne relevant pas de votre champ de compétence.

Lors de votre sortie maladroite d’hier à l’occasion de l’arrestation du secrétaire général de votre mouvement Jean Bosco Boungoumou vous vous êtes une fois de plus exprimé avec l’effet de la passion. Retenez Monsieur Yama que le Gabon est un État de droit et non une anarchie où il vous serait permis au nom d’un syndicalisme bancal de communiquer des informations pouvant porter atteinte à la sécurité de l’État sans être inquiété.

Après avoir écouté votre exposé je me suis simplement rendu compte que vous êtes un véritable plaisantin. Vos manigances et manipulations n’ont que trop duré. Pensez vous pouvoir convaincre l’opinion publique avec les arguments que vous tenez ? Il serait pour vous plus intelligent de vous taire lorsque vous en avez l’occasion.

Vos expressions qui visent à attiser les flammes de la colère sont simplement ridicules, car vous usez des mots de manière à contredire votre argumentaire. C’est à croire que votre récit relève de l’absurde. Dans un premier temps vous mentionnez le fait que votre Secrétaire général aurait été kidnappé,puis mis aux arrêts sans raison pour mentionner plus tard le fait que la justice l’aurait condamné pour production et diffusion de contenus pouvant porter atteinte à la sécurité de l’État et acte de terrorisme.

Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire au cas où vous tentez d’oublier les lois du Gabon, l’article 68 du Nouveau Code Pénal stipule dans le cadre prévu pour l’action de monsieur Jean Bosco Boungoumou :《 constitue un attentat, le fait de commettre un ou plusieurs actes de violence de nature à mettre en péril les institutions de la République ou à porter atteinte à l’intégrité du territoire national. Sans préjudice de l’application des dispositions relatives au terrorisme prévues au titre II du livre deuxième du présent Code, l’attentat est puni de trente ans de réclusion criminelle et d’une amende de 50.000.000 de francs au plus. L’attentat dont le but aura été, soit de détruire ou de changer le régime constitutionnel ou le Gouvernement, soit d’inciter les citoyens ou habitants à s’armer contre l’autorité de l’État est puni de la réclusion criminelle à perpétuité et d’une amende de 100.000.000 de francs au plus.

À cet effet, il vous serait judicieux de revoir le fonctionnement ainsi que les agissements des individus qui sont dans les rangs du mouvement dont vous êtes en charge. La loi s’applique à tout le monde. Vous ne pouvez pas enfreindre la loi en espérant que vos actions passeront en non-lieu devant les autorités compétentes. Lorsqu’on fait un choix, il faut l’assumer.

Propos de ,Samuel Bouassa,citoyen gabonais observateur de la vie sociale et politique

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