Pierre-Claver Maganga-Moussavou a-t-il définitivement perdu toutes cohérences ?

C’est une question qui a tout son sens, mais surtout qui démontre l’ambiguïté du personnage et reflète la nature de ses intentions, qui sont loin d’être une volonté d’améliorer considérablement les conditions de vie des Gabonais. Maganga-Moussavou n’a qu’un seul projet : Son bien-être et celui de sa famille.

À la suite de son intervention pour le repositionnement de son fils, Biendi Maganga Moussavou, éjecté du gouvernement, trouve rapidement un point de chute, Maganga-Moussavou, fidèle à sa réputation d’homme sulfureux s’en prend à la cour constitutionnelle. Pierre-Claver Maganga-Moussavou, a sorti la très lamentable séquence de boules puantes.

Dans le prolongement de la séquence pour le moins embarrassante au cours de laquelle il demandait, de manière totalement ridicule au Chef de l’exécutif, un poste pour son fils, Maganga Moussavou s’en est pris à la Cour Constitutionnelle. Selon l’ancien candidat à l’élection présidentielle qui avait recueilli le score famélique de 0,32 % des suffrages exprimés en 2016, la Cour Constitutionnelle ne joue pas son rôle. Elle ne ferait qu’œuvrer pour le maintien du pouvoir en place selon lui. Une véritable aberration, digne de celui qu’on a longtemps qualifié de chômeur de luxe.

Ces allégations complément aux antipodes de la vérité ont été délivrées au cours d’une conférence de presse au siège du parti social démo-crates (PSD) dont il est le président. Accusations « sans preuves et à l’emporte-pièce d’un individu qui a besoin d’exister médiatiquement » précise un cadre de la majorité républicaine et sociale pour l’émergence.

Qu’elle est bien loin l’époque du cohérent Pierre-Claver Maganga-Moussavou, lorsqu’il évoquait la « provincialisation », aujourd’hui nous avons en face de nous un homme guidé par son appétit gargantuesque. Comme tout bon jouisseur, Pierre Claver Maganga Moussavou vient d’employer une méthode solidement ancrée chez certains hommes politiques, celui-ci consiste à déclarer des choses sans en apporter la moindre preuve. Le but est de faire du tapage, pour espérer être appelé à la table de négociations.

Un autre de ses sports est de politiser la moindre action judiciaire, comme cet appel aux leaders des autres partis politiques à manifester leur soutien à Jean Remy Yama, le responsable du syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC) qui est écroué à la prison centrale de Libreville, il est sous le coup de plusieurs plaintes pour des faits présumés d’escroquerie. Des plaintes déposées par ses anciens collègues et non par le gouvernement comme le laisse supposer le président du PSD.

Devant ces faits, la pertinence de ce soutien interroge si ce n’est le besoin de récupérer et de politiser une affaire civile. Pour certains observateurs, Maganga Moussavou, dont le score en six participations à l’élection présidentielle à péniblement dépassé les 1 %, se préparer pour un septième round, d’où ce besoin « d’alimenter le Kongossa avec des sujets médiocres loin des enjeux de l’heure, »

Partager
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
0 0 vote
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x