Sur la période 2015 et 2017, 85 % du budget de l’État a été réalisé par entente directe en totale violation de la loi.

Ce fait a été clairement indiqué par Sosthène Ossoungout, le ministre du Budget et des comptes Publics qui a fait cette révélation sur le plateau de l’émission d’explications gouvernementales  » Face à Vous ». Une précision qui légitime si besoin est encore, les travaux de la taskforce pour le règlement de la dette intérieure conduite par le coordonnateur général des affaires Présidentielles M Noureddin Bongo Valentin, lorsqu’on sait que l’arrangement direct à toujours été un terreau propice aux pratiques délictueuses sur finances publiques.

« Ce qu’il faut savoir, notre pays, les trois dernières années, 2015, 2016, 2017, et je pense que même avant il a été montré, des études de la banque mondiale ont montré que l’essentiel de notre budget, 85 % en moyenne est exécutée par entente directe ». De manière plus explicite cela revient à dire que, toutes les lois en matière de marchés publics en vigueur à cette période, en l’occurrence le Décret n°00027/PR/MEPPDD du 17 janvier 2018 portant code des marchés publics qui indique en son article 07 que « La passation d’un marché public est obligatoire pour toute commande de travaux, de fournitures, de prestations intellectuelles, ou de services dont le montant est égal ou supérieur aux seuils fixés par arrêté pris par le Ministre chargé de l’Économie sur proposition concertée de l’autorité de régulation des marchés publics et de l’administration centrale en charge des marchés publics »

Entouré la dépense publique es un engagement fort des autorités gabonaises depuis de nombreuses années. Le 10 septembre 2012, deux après la signature du décret 0254 portant code des marchés publics, le Président de la République Chef de l’État SEM Ali Bongo Ondimba, précisait dans les colonnes du journal Jeune Afrique que les marchés par arrangement direct avaient totalement été interrompu en République Gabonaise. Mais c’était mal connaître l’attitude pas du tout recommandable et les méthodes peu orthodoxes de ses collaborateurs à créer des conditions propices au divertissement ses ressources publiques.

Un mois avant, en août 2012, c’est son Premier ministre Chef du gouvernement de l’époque Raymond Ndong Sima qui interpellait l’agence nationale des grands travaux (ANGT) alors toute puissante. Aujourd’hui fermée, sur le recours quasi-systématique aux marchés de gré à gré, alors que, le cadre juridique en la matière précise que, les arrangements directs doivent rester exceptionnelles.

En outre, le pays s’est doté d’un outil de surveillance des publics, créée par le décret n°1102/PR/MEFBP du 04 octobre 2003, la direction générale des marchés publics (DCMP) a pour objectif de veiller au respect des procédures et des dispositions en vigueur en matière de marchés public, de rechercher et d’identifier les controvenants en vue de leur répression par les autorités compétentes en la matière.

Lesdites révélations fracassantes, il importe désormais à Sosthène Ossoungout Ndibangoye de créer les conditions propices afin que ses successeurs tiennent un discours différent du sien.

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