Sur la question du recours contre l’arrêté gouvernemental de riposte contre la COVID-19, la cheffe du gouvernement a toute la confiance du Chef de l’État.

Consécutivement à un nouveau recours du COPIL Citoyen, l’arrêté gouvernemental du 24 décembre en rapport avec les différentes mesures de lutte contre la COVID-19 est momentanément suspendu conformément aux dispositions en vigueur. Dans l’attente du rendu de la plus haute juridiction du pays, qui devrait très certainement valider le texte dans son intégralité, les réactions fusent.

« Le premier ministre, qui a toute la confiance du Président de la République, a su parfaitement réagir suite à la décision la semaine dernière de la Cour constitutionnelle. Toutes les précautions ont été prises. Pour le reste, c’est une péripétie. On sait très bien que la motivation du Copil citoyen est d’entraver l’action publique. Cela se passe partout ailleurs de la même manière. Mais c’est probablement l’histoire de quelques heures. Nous n’avons aucun doute sur le sens de la décision de la Cour constitutionnelle et sur sa volonté, en l’espèce, de faire diligence », commentait subtilement une source au Palais Rénovation.

Sur cette question, les membres de l’exécutif marchent en rang serré et forment un rempart autour du gouvernement. Au palais du bord de mer, Rose Christiane Ossouka garde la confiance d’Ali Bongo Ondimba. Ce mardi 28 décembre 2021, le COPIL Citoyen, qui est en réalité un groupuscule d’opposants cachés derrière le costume de membres de la société civile, a, comme il l’avait indiqué dès le soir du réveillon, procédé à la saisine de la cour constitutionnelle pour essayer lamentablement de faire annuler l’arrêté gouvernemental du 24 décembre en rapport avec les mesures de riposte contre la COVID-19.

À ce sujet, il apparaît bien évident que le sens de la décision de la Cour constitutionnelle penchera du côté de l’exécutif, car celle-ci ayant déjà validé la constitutionnalité des mesures contenues dans l’arrêté gouvernemental. La Cour entend en outre faire diligence compte tenu du caractère impérieux d’ordre public des dispositions du présent arrêté. Sa décision est attendue sous 24 heures.

En attendant, comme l’a indiqué le porte-parole du gouvernement, Madeleine Berre, par le biais de son compte Twitter hier soir, ce sont les mesures antérieures qui s’appliquent (fermeture des bars, restaurants et boîtes de nuit le soir, application stricte du couvre-feu à partir de 21 heures, etc.). À la grande déception de la majorité des Gabonais qui attendent avec impatience les assouplissements contenus dans le nouvel arrêté du gouvernement.

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