Une tentative de déstabilisation du pouvoir au Gabon a-t-elle été ourdie durant les ennuis de santé d’Ali et quels en étaient les principaux acteurs ?

Le 7 janvier 2019, le Gabon s’était réveillé par le message d’un commando à la tête duquel, était le lieutenant Kelly Ondo Obiang, composé essentiellement d’éléments de la garde d’honneur, une unité d’élite de la sécurité présidentielle, et de la gendarmerie nationale recrutés sur le site de Gabon 1ère. Ces derniers avaient pris d’assaut la maison Georges Rawiri, appelant au soulèvement populaire et à la déstabilisation du pouvoir.

Plusieurs mois après, certaines langues se délient enfin, et les pièces du puzzle se reconstituent petit à petit. Aux premières heures du déclenchement de l’opération anti-corruption Scorpion, plusieurs révélations ont été faites, sur la présence d’un commando français, en fait des mercenaires, venu officiellement pour former les membres de la garde d’honneur, dont le commandant adjoint était curieusement le lieutenant Kelly Ondo Obiang.

Cependant, selon certaines sources, le commando aurait eu une double mission. Notamment, celle obscure de repérage des coins stratégiques de la capitale en cas de nécessité de changement institutionnelle. Le plus surprenant, c’est que ledit commando aurait été contacté par le porte-parole de la présidence de l’époque, Ike Ngouoni, qui s’est d’ailleurs occupé du séjour de celui-ci. Rappelons qu’Ike Ngouoni, était un proche de l’ancien directeur du cabinet Brice Laccruche Alihanga, qui lui aussi, est mis en cause dans la vaste opération anti-corruption dénommée « Scorpion ».

Les coïncidences sont encore plus nombreuses. En effet, l’aide camp personnel de Brice Laccruche Alihanga, lui aussi Lieutenant Johannis Kongo, aurait étudié au prytanée militaire avec le lieutenant Kelly Ondo Obiang. Par ailleurs, la compagne du lieutenant Kelly Ondo, aurait également partagée son intimité amie avec celle de Grégory Laccruche par le passé le frère cadet de l’ancien directeur de cabinet aujourd’hui à sans famille. En outre, Noël Mboumba ancien ministre du pétrole, et proche de Brice Laccruche Alihanga, également mis en cause dans l’affaire anti-corruption Scorpion, lors de la conférence de presse qui a précédé sa libération conditionnelle, avait fait allusion à la préparation d’un coup, dont-il n’avait pas plus de détails.

La question qui taraude les esprits jusque-là, c’est de savoir de quelle opération s’agit-il. En plus, les premières auditions liées à l’opération Scorpion avaient révélé que certaines sommes détournées, avaient pour objectif de garnir une caisse noire, pour une opération jusque-là inconnue. La liste des coïncidences n’est pas exhaustive. Autant d’éléments qui doivent conduire chacun d’entre nous à se poser les bonnes questions et à tirer ses propres conclusions, sur l’éventualité d’une tentative de déstabilisation du pouvoir.

Sentant l’étau se resserrer autour de lui, on comprend bien le simulacre de tentative d’assassinat orchestré par Brice Laccruche Alihanga la semaine dernière dans l’espoir d’une implication française et échapper à la justice gabonaise étant donné la gravité des faits qui lui seraient reprochés. Le Lieutenant Kelly Ondo Obiang et Johannis Kongo auraient commencé à délier leurs langues, alors Wait and see.

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